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Bamako sollicite à nouveau Alger, pour mettre un terme à la rébellion touareg de Kidal
Le gouvernement malien a demandé, officiellement, à l’Algérie d’intervenir afin de mettre un terme à la tension vécue par les régions du nord du Mali, qui sont sous contrôle des mouvements de rébellion dirigés par les tribus touaregs, et cela suite à l’échec du dialogue entre les deux parties en Libye, lors des dernières semaines.
Le ministre des Affaires étrangères malien a précisé dans une déclaration succincte, à son arrivée hier à Alger : « le président malien, Amadou Toumani Touré, m’a chargé de transmettre une lettre au président Bouteflika, relative aux relations bilatérales ».<
Une source bien informée a déclaré à El Khabar que « le but de la visite est d’informer les responsables algériens des efforts fournis par Bamako, afin de relancer le processus de paix au Nord, et aussi d’appeler l’Algérie à relancer la médiation qui a abouti à la conclusion d’un accord de paix, avant que des pays voisins n’entrent dans le processus mais sans résultat, ce qui a conduit aux déclanchement de nouveaux affrontements ».<
Les autorités algériennes ne voient pas d’un bon œil le non-avancement du processus de paix, et accusent implicitement le gouvernement malien d’abandonner ses responsabilités dans « l’application des articles inclus dans l’accord d’Alger singé entre les parties en conflit en 2006. », surtout en ce qui concerne « le lancement de programmes de développement » au profit des habitants de ces régions, et d’ouvrir la voie à leur représentants au sein de l’alliance et d’autres brigades, afin de leur permettre de participer à la gestion des affaires de la région.
De son côté, le gouvernement malien ne s’enthousiasme pas pour cet aspect de l’accord. Il exige le désarmement des rebelles et demande de pouvoir déployer ses forces dans les régions de Kidal, prétextant que le statut quo touche à la souveraineté de Bamako. Le gouvernement malien refuse également de se retirer de Tin-Zawatine en échange de la libération des otages détenus par les rebelles.
Soure El Khabar
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